Le Journal de Lalu grandit

Le Journal de Lalu grandit

Ecrire a toujours été pour moi un moyen assez efficace pour m’aider à mettre de l’ordre dans mes idées. Alors qu’aujourd’hui, beaucoup trop de choses se bousculent dans ma tête, j’ai ressenti le besoin de partager avec vous certaines de mes préoccupations. Car même si ça n’a pour l’instant pas changé grand-chose à mon quotidien, un événement fort s’est produit le 15 juillet dernier. J’ai créé ma micro-entreprise ! Enfin, j’ai franchi le pas, après un an d’une phase test interminable. Intérieurement, c’est un gros bouleversement. Je me sens emplie de joie, de peur, de questionnements et d’excitation. Et j’ai sans cesse la tête tournée vers tout un tas d’idées nouvelles. A l’aube de cette nouvelle étape de mon aventure, j’avais envie de partager avec vous tout ce qui s’est passé ces dernières semaines.

Quand tout a failli s’arrêter

Le Journal de Lalu, obsession citron au crochet

Comme vous le savez, depuis un an, j’ai commencé à publier des patrons au crochet. D’abord sur Ravelry, puis sur Etsy, quand en novembre dernier, j’ai voulu également ouvrir une boutique pour vendre quelques créations faites mains. Mon projet phare est la Dînette de Lalu, un ensemble de patrons pour amuser petits et grands dans la confection de gourmandises au crochet. Depuis un an, ces divers projets me guident et me donnent beaucoup de joie. A peine un patron s’achève que trois autres jouent des coudes dans ma tête. J’aime cette effusion créative, j’aime la partager avec vous, j’aime la voir reproduite chez vous. Malgré ça, figurez vous que j’ai bien failli tout arrêter.

Pendant le confinement, malheureusement, j’ai eu le temps de ressasser tout un tas de choses peu joyeuses. Je me suis encore plus enfermée dans ma bulle, dans mon petit monde, au point de rejeter tout et tout le monde. Alors que je rédigeais le patron de la dînette Charcuterie, j’en suis venue à me demander si ça valait vraiment le coup de faire tout ça. De dépenser tant d’énergie dans la confection et la transmission de mes créations, pour un résultat peu satisfaisant au final. Quand j’ai repris le boulot après le déconfinement, la question se posait toujours. Pourtant, j’avais trouvé la force de me planifier des séances pour crocheter quelques boucles d’oreilles radis et autres Chocogrenouilles. Malgré la satisfaction qui en découlait, j’avais toujours cette sensation désagréable que je faisais tout ça pour rien.

La prise de conscience

Mais alors, qu’est-ce qui m’a fait changer d’avis pour qu’à la mi-juillet je décide de créer ma micro-entreprise ? Plusieurs prises de conscience je suppose, des gentils mots de votre part surement. Durant juin, j’ai mis la création de côté pour me concentrer sur la formation Créatif Abondant que m’avait proposé mon amie, créatrice de la dite formation. Ce fut des heures très instructives, qui m’ont fait prendre conscience de tout un tas d’émotions que je n’arrivais par à cerner. Si mes patrons ne marchaient pas, c’était simplement parce que j’étais tétanisée par la peur de l’échec. Cette peur si profondément ancrée était, en plus de ça, associée à un gros manque de confiance en soi. Du coup, oui, j’avais trouvé le courage de me lancer dans l’aventure des patrons et des créations au crochet. Mais j’étais incapable de promouvoir mon travail pour espérer qu’il rencontre le succès.

Objectivement, bien sûr que c’était dommage de penser comme ça. Mais mon mécanisme de défense face à l’échec professionnel était triplement blindé, et difficile à percer. Aujourd’hui, j’estime avoir réussi à créer une brèche qui, je l’espère, sera prometteuse. J’ai toujours autant de questionnement, notamment comment réussir à gérer ce projet en parallèle du boulot. Mais je me dis que ça va le faire, qu’avec une bonne organisation, tout ira bien. Dans ce processus, j’ai aussi pris la difficile décision de réviser le prix de mes créations. Car j’ai compris que j’avais tiré les prix vers le bas par peur que ça ne se vende pas. Mais cela cause du tort aux autres créateurs qui pratiquent des prix plus justes, en les faisant passer pour excessifs. Ainsi qu’à moi, car je dévalorise toutes les heures que je passe sur chaque création ou patron.

Rêver à mille et un projet

Des boucles d’oreilles au crochet en forme de citron : voilà pourquoi j’adore le crochet ! Ma créativité s’y exprime pleinement !

Aujourd’hui, j’ai décidé d’arrêter de nier l’évidence : mon rêve, c’est de pouvoir vivre de ma passion pour le crochet, de ma créativité, de ce que je fais de mes mains. Je refusais de l’accepter car c’était pour moi impossible. Difficile oui, mais pas impossible. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, je suis en train de finaliser le prochain patron de la dînette, tout en pensant au suivant ; je m’attèle à des projets dont j’espère pouvoir vous parler d’ici quelques semaines ; de temps en temps, je réfléchie à des patrons un peu plus tourner vers la Pop Culture, parce que ça me manque ; je songe à vous faire des surprises, en espérant avoir le temps de les mettre en place ; aussi, je me dispute moi-même de ne pas passer assez de temps à refaire une beauté au site ; etc. etc.

Un peu comme Peter Pan, j’ai envie de vous amener dans mon Pays imaginaire, celui où je me sens bien. C’est un endroit qui ressemblerait à s’y méprendre à l’univers de Yoshi Woolly Word. Je ressens un besoin irrésistible de partager mes petites folies, et en vivre me permettrait d’approfondir toujours plus mes explorations. Alors oui, je vais essayer de faire en sorte que ça marche maintenant, m’investir plus, en espérant que vous serez toujours là ! Ecrire tout ça n’a pas été chose aisée. J’ai écris et effacer de nombreuses fois ce texte, et j’en serais toujours tenté tant que ce ne sera pas publié. M’étendre en public sur ce que je ressens est quelque chose d’absolument pas naturel pour moi, mais pour un raison que je ne m’explique pas, ça me paraissant important de vous dire tout ça. Merci de m’avoir lu, et surtout merci d’être là.

Cet article a 4 commentaires

  1. Beabidouilles

    Oh comme je te comprends, beaucoup de gens autour de moi me disent de me mettre à mon compte pour mes doudous etc mais je n’ose pas j’ai tellement peur des responsabilités que ça implique et du temps, de l’énergie à y passer…
    En tout cas je suis contente que tu y soit arrivée, je te félicite et même si la dînette c’est pas mon truc, tu as un univers tellement varié que j’y trouverai toujours mon compte 😊…
    Je te souhaite le meilleur pour la suite, bises Béa

  2. Edith

    Bien ma belle ! Un grand bond qui nécessitait un si petit pas ! Courage ! Tu vas y arriver !

    1. Eledhwen

      Bravo pour votre prise de risque, ça vaut le coup vous avez des doigts en or !!! Beaucoup de bonheur d’épanouissement et de réussite dans cette aventure je l’espère !

  3. Pedmaju

    Il n’est pas facile de se mettre à son compte mais tu as déjà fait un grand pas en identifiant tes points forts et tes points faibles. Énorme soutien à toi et bienvenue dans le monde de l’entreprenariat !

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